Büyükelçi İsmail Hakkı Musa'nın Başbakanlık Yatırım Destek ve Tanıtım Ajansı (TYDTA) ve uluslararası hukuk alanında faaliyet gösteren GIDE adlı hukuk bürosu işbirliğiyle Paris’te düzenlenen "Türkiye: Jeopolitik türbülanslara rağmen artan yatırım fırsatları" başlıklı panelde yaptığı konuşma

İsmail Hakkı Musa 15.03.2018
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Je voudrais tout d’abord vous remercier pour votre aimable invitation, ainsi que pour l’intérêt que vous portez à la Turquie. Je suis persuadé que cette rencontre contribuera au développement des relations économiques et commerciales entre la Turquie et la France. En tant qu’Ambassadeur de Turquie en France, je souhaite que les investissements turcs en France soient portés au plus haut niveau et c’est très certainement notre souhait à tous en ce jour.

Avec sa population de 80,8 millions d’habitants, dont plus de la moitié est jeune et adaptée au marché du travail, avec son vaste marché intérieur et sa croissance économique de plus de 7% en 2017, la Turquie offre des opportunités considérables à ses partenaires. La Turquie, selon nos prévisions à moyen terme, vise une croissance économique de plus de 5% en 2018.

La Turquie, avec son PIB dépassant les 850 milliards de Dollars et les 1,5 trillions Dollars en PPA, est la 17ème économie à l’échelle mondiale et la 6ème à l’échelle européenne. Précisons que le revenu en PPA par habitant, est supérieur à 21 000 dollars en 2017.

L’économie turque a créé près de 6,5 millions d’emploi depuis 2007 et le taux de chômage est actuellement stabilisé autour de 10%. La dette publique brute par rapport au PIB s’élève à 28,3%, ce qui équivaut à environ un tiers de la dette publique française.

Tous ces indicateurs sont le signe d’une économie forte qui peut devenir un moteur pour le développement économique et social dans la région.

Notons que le taux d’inflation qui atteignait les 60% en 2000, a été réduit à 10,35% en janvier 2018 et cela, malgré une augmentation majeure des crédits alloués aux secteurs de la Défense et de la Sécurité.

Par ailleurs, les échanges commerciaux de la Turquie qui s’élevait en 2016 à 341,1 milliards de dollars, a atteint les 378 milliards de dollars en 2017 avec une hausse de 10,2%. Les exportations en 2017 ont atteint 156,5 milliards de dollars avec une hausse de 9,8%. Les importations ont atteint les 222 milliards de dollars, ce qui marque une hausse de 16% par rapport à 2016. En ce qui concerne la part de la Turquie dans les exportations et les importations mondiales totales de biens, elle est passée de 0,9% à 1,2%.

L'Union Européenne continue à être le principal partenaire commercial de la Turquie.

En effet, 47,1% de nos exportations sont destinées à l’Union européenne et c’est l’Allemagne qui reste le premier client de Turquie avec 9,6% des exportations. La France quant à elle, occupe la 7e place avec 4,2% des exportations.

Concernant les importations de la Turquie, l’Union européenne occupe à nouveau la première place puisque 36,4 % des importations de la Turquie proviennent de l’Union européenne.

La Chine arrive en tête avec 10% des importations turques, suivie par l’Allemagne, la Russie et les Etats-Unis. La France quant à elle, arrive au 6ème rang avec 3,5% des importations.

Les investissements directs étrangers en Turquie représentent 10,8 milliards de dollars en 2017 tandis que les investissements directs des citoyens turcs à l’étranger représentent 39 milliards de dollars entre 2003 et 2017.

Nos relations Bilatérales :

-La présence depuis presque un demi-siècle de la communauté turque en France, (plus de 650.000 personnes à ce jour) rend la coopération turco-française essentielle dans de nombreux domaines et notamment celui, très concret, de la coopération économique.
En 2017, le volume du commerce bilatéral a atteint les 14,2 milliards d’euros. Les exportations de la Turquie vers la France ont atteint les 7,5 milliards d'euros avec une augmentation de 7,1% alors que les exportations de la France vers la Turquie ont connu une baisse de 4,2% et ont stagné aux alentours de 6,7 milliards d'euros.
Les industries de l’aéronautique, de l’automobile, du textile, de la machinerie mécanique et électrique, de la chimie, des pièces détachées d’automobile et des produits électroniques représentent plus de 95% du volume des échanges commerciaux entre nos deux pays.

La Turquie est le 12ème client de la France avec 1.5 % de part de marché dans ses exportations et le 13ème fournisseur avec 1.4 % de part de marché dans ses importations. Il est à noter que la Turquie est le cinquième partenaire commercial de la France (hors Union européenne).

Nos investissements réciproques:

L'importance des liens économiques entre la France et la Turquie se manifeste par la présence de nombreuses entreprises françaises dans notre pays. Actuellement, 1.456 sociétés à capitaux français sont basées en Turquie. Les investissements cumulés de la France, 9ème investisseur en Turquie, s’élèvent à 7 milliards de dollars entre 2002 et 2017. Renault est actuellement la troisième entreprise exportatrice de la Turquie. Parmi les autres grandes entreprises françaises qui investissent en Turquie, citons : PSA, Schneider, Faurecia et Valeo, Thales, Airliquid, Engie, Suez, Sanofi, Danone, ADP, Nexans BNP Paribas, Axa, Groupama, Carrefour et Accor Groupe.

La Turquie est le 29ème investisseur étranger en France. Parmi les grands groupes turcs qui investissent en France, citons : le groupe Koç (Beko et Otokar), Turkish Airlines, Vestel, Orhan Holding et Yıldırım Holding qui a d’ailleurs investi dans CMA-CGM.

Lors de la visite en Turquie de M. François Hollande, Président de la République Française de l’époque, les Présidents de nos deux pays ont convenu d'accroître le volume des échanges bilatéraux à 20 milliards d’euros et de diversifier les investissements.
Quatre ans plus tard, le Président Erdoğan, accompagné de 5 Ministres (Affaires Etrangères, Affaires Européennes, Economie, Energie, Défense) a effectué une visite officielle en France, le 5 Janvier 2018.

Ces visites de haut niveau visent incontestablement à favoriser un climat de confiance pour renforcer nos relations bilatérales dans tous les domaines.

A l’occasion de ladite visite, nos deux Présidents ont évoqué différents sujets et défini ensemble des priorités en vue de donner un nouvel élan aux relations économiques et commerciales avec la France et l’Union européenne qui est, rappelons-le, le premier partenaire commercial de la Turquie.

Lors de la visite en France du Président Erdoğan, trois accords décisifs ont été signés dans les domaines de la réassurance, de l’aviation et de la Défense.

• L’Accord de réassurance entre Bpifrance et Türk Eximbank définit les obligations réciproques des deux agences de crédit-export.

• Le Protocole d’Accord (MOU) entre Airbus et Turkish Airlines (Airbus a une part de marché de 51% sur les appareils en service de Turkish Airlines) porte sur l’acquisition par la compagnie aérienne turque d’un minimum de 20 avions long-courriers de dernière génération A350-900 et 5 en option.

• La visite a également permis de renforcer la coopération entre la Turquie, la France et l’Italie dans le domaine militaire. Un contrat a été signé entre Eurosam, Roketsan et Aselsan sur le futur système turc de défense antimissile.

Notons que l’industrie turque de la défense et de l’aérospatial a également connu une transformation profonde au cours des dernières décennies. La Turquie possède aujourd’hui un des secteurs de défense et d’aérospatial les plus dynamiques au monde. Citons quelques projets nationaux de grande envergure : le VAE ANKA, l’avion d’attaque au sol HÜRKUŞ, le satellite GÖKTÜRK, un hélicoptère utilitaire léger, ainsi qu’un avion de chasse.

Aujourd’hui, grâce à plusieurs projets nationaux aboutis, l’industrie de la défense turque a acquis une solide expérience en terme de capacité, de qualité et de compétence, non seulement dans le marché intérieur mais aussi au sein du marché très compétitif de la défense internationale. Le choix de la Turquie portant sur un partenariat avec Eurosam est la preuve de la confiance accordée par la Turquie à l’expertise européenne.

Sur le plan énergétique également, nos relations connaissent une ère de coopération accrue, avec des projets ambitieux tels que la construction d’une centrale nucléaire à Sinop, en partenariat avec le Japon.

Afin d’attirer les investisseurs étrangers, la Turquie a mis en vigueur une législation libérale en 2003 visant à faciliter les procédures pour les entreprises. Cette législation garantit un traitement égal entre les investisseurs nationaux et étrangers et reconnaît un droit d’entrée en Turquie aux capitaux étrangers sans autorisation préalable. Elle permet aussi le libre transfert des dividendes, le libre accès à l’immobilier, la possibilité d’embaucher des expatriés, la protection contre l’expropriation, la possibilité de saisir des tribunaux d’arbitrage internationaux... Précisons également que l’impôt sur les sociétés qui s’élevait à 33 % a été réduit à 20% pour favoriser l’esprit d’entreprise.

Enfin, je tiens à mentionner que le Gouvernement turc a introduit une législation très attractive pour favoriser les investissements d’un montant supérieur à 100 millions de dollars : avantages fiscaux divers, aide en matière de coût de l’énergie, garantie d’achat…

Les Nouveaux Projets :

La Turquie, pour assurer un développement économique annuel de plus de 5%, met en place des grands projets d'infrastructure. A ce jour, de nombreux projets ont été menés à terme comme le pont Osmangazi, qui relie les deux côtés de la baie d’İzmit, le 3ème pont sur le Bosphore (le pont de Yavuz Sultan Selim) et le tunnel Euroasia qui relie, sous le Bosphore, le côté anatolien d’İstanbul à la rive européenne…

D’autres projets de grande envergure sont en cours ou sur le point de démarrer tels que : le grand “Canal İstanbul”, le pont de Çanakkale, l’autoroute de Gebze-İzmir, le gazoduc TANAP…

Le nouvel aéroport d’İstanbul en cours de construction, sera le plus grand aéroport du monde, avec une capacité de 200 millions de passagers par an.

Le coût total de ces investissements s’élève à 325 milliards de dollars.

Nous espérons que ces infrastructures, financées soit par l’Etat soit par un “Partenariat Public-Privé” (PPP), seront achevées avant le centenaire de la fondation de la République de Turquie en 2023.

En conclusion, force est de constater, que la Turquie met tout en œuvre pour assurer à ses citoyens une croissance durable et pour être un partenaire fort, attractif et fiable sur le plan économique et commercial.

Je vous remercie de votre attention.

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